EXPERIMENTATION ANIMALE : L'AUTISME DU CNRS
L'ETAT DE L'OPINION
L'expérimentation sur les animaux pose une question : a-t-on moralement le droit de faire subir à des êtres sensibles non humains ce qu'on s'interdit de faire subir à des êtres humains.
Selon un sondage IPSOS (11/2025) réalisé pour le compte du GIRCOR, lobby des éleveurs d'animaux et des laboratoires les utilisant, une majorité (62%) de nos concitoyens répondent NON à cette question mais 70% reconnaissent qu'elle peut être nécessaire.
Mais l'enquête IFOP réalisée en janvier 2025 pour 30MA, 86 % des français sont favorables à l'interdiction de l'expérimentation animale.
Au delà de cette bataille de chiffres se pose alors une autre question : peut-on au mois faire mieux que ce que nous faisons aujourd'hui?

L'EVOLUTION DES METODES DE RECHERCHE
Depuis une quinzaine d'années se sont développées des méthodes et des technologies permettant, dans certains domaines, de ne plus utiliser d'animaux et d'obtenir des résultats plus rapides et moins coûteux. Ce sont les NAMs (Non Animal Méthodes).
Grâce aux évolutions technologiques qui s'accélèrent (y compris avec l'apport de l'IA), ces NAMs représentent l'avenir de la recherche médicale.
LE CENTRE DE PRIMATOLOGIE DE ROUSSET (13) : UN PROJET A CONTRESENS DE L'HISTOIRE
Tandis que les pays avancés ont compris les enjeux de cette évolution et soutiennent le développement des NAMs, la France s'est engagée dans une voie sans issue en lançant un projet d'extension d'élevage de macaques destinés à alimenter les laboratoires de recherche, projet porté par le CNRS.
Au yeux de nombreux observateurs, y compris dans le monde de la recherche, cette option est une absurdité.
Ce projet, lancé en l'absence de toute analyse prospective permettant de définir les besoins futurs, engage 30 M€ d'argent public, à un moment où la situation budgétaire tendue du pays inciterait plutôt à ne financer que des projets solides.
Avis du COMETS
(Comité d'Ethique du CNRS)
UN PORTEUR DE PROJET AUTISTE
Conscient du risque de fronde parmi par la population et les associations, le CNRS s'est résolu à engager une concertation préalable, pour informer (à sa façon !) le public et, surtout, pour tenter de le convaincre de la pertinence de ce projet : mais le public s'est montré massivement hostile à ce projet.
La présidence du CNRS s'est également tournée vers son propre Comité d'Ethique (le COMETS), espérant peut-être obtenir sa caution mais, là encore, le COMETS s'est prononcé à minima pour la suspension du projet, voire pour son arrêt pur et simple.
En dépit de ces avis négatifs, le CNRS a décidé, mi février 2026, de poursuivre son projet comme si rien ne s'était passé, à tel point qu'il est légitime de se demander pourquoi avoir engagé une concertation préalable et avoir consulté le COMETS si c'était pour ne tenir aucun compte de leurs avis.

LES ASSOCIATIONS RESTENT MOBILISEES
Pour s'opposer à ce projet, les associations ont compris qu'elles devaient travailler ensemble, chacune apportant ses compétences à un travail collectif.
L'un des évènement marquants de ce combat a été l'organisation par One Voice et le CVPA d'un important rassemblement unitaire qui, le 25 avril 2025, a été soutenu par 70 associations, qu'il est impossible de citer toutes.
Tout au long de ce combat, qui se poursuit, chacune des associations ci dessous a jouer un rôle crucial.

